Cérémonie du refuge

Méditer et pratiquer
Date: dimanche 24 juin 2018

Lieu: Centre Kalachakra - 5 passage Délessert 75010 Paris  |  Ville: Paris, France

A partir de 17h00 le centre Kalachakra propose une "Cérémonie de refuge" avec Guéshé Dakpa Tsoundou. Entrée libre avec inscription préalable à l'accueil.

A propos de cette cérémonie

Pourquoi prendre refuge

Refuge signifie protection. Prendre refuge, c’est se placer sous une protection. Contre quoi ? Contre la souffrance.

Il est clair que tous les êtres désirent le bonheur, pourtant ils ne l’obtiennent pas. Tous désirent éviter la souffrance, ils la rencontrent pourtant. Le contrôle de la situation nous échappe. Nous cherchons donc des remèdes.

On pense communément que l’effort des humains, le développement des sciences et des techniques, le progrès matériel, permettront d’échapper à la souffrance, ou du moins contibueront à la diminuer de manière significative. Ce n’est que très partiellement vrai. Les modifications apportées au monde extérieur peuvent conduire à des solutions superficielles et ponctuelles au problème de la souffrance, mais elles ne peuvent le résoudre ni profondément ni à long terme, car elles ne s’attaquent pas aux causes. Or, tant que la cause n’est pas supprimée, on ne peut espérer la disparition durable des effets. Même si la souffrance paraît s’effacer momentanément, elle reviendra nécessairement. Le bonheur ne peut être, dans ces conditions, que passager ; la porte reste ouverte à de nouvelles souffrances.

En vérité, tant que nous ne nous tournons pas vers l’esprit, tant que nous restons fixés sur les apparences extérieures et que tous nos efforts sont orientés vers leur réorganisation, la perspective d’un bonheur authentique et durable reste bouchée. Aucun des moyens ordinaires que nous employons ne permettra jamais d’éviter définitivement la souffrance.

La cérémonie

La prise de refuge s’accomplit au cours d’une cérémonie simple et brève. On pense parfois qu’avoir foi dans les trois joyaux est suffisant et l’on ne comprend pas toujours l’utilité d’une cérémonie. Le rituel répond pourtant à plusieurs nécessités.

En premier lieu, grâce aux explications que fournit le lama qui donne refuge, on comprend clairement ce que sont les trois joyaux et la fonction de la prise de refuge.

En second lieu, la cérémonie implique une participation active de tous les aspects de notre personnalité : notre corps, notre parole et notre esprit. Cette participation donne une grande force, un grand élan, un caractère de sérieux et de profondeur à notre engagement spirituel. Etant donné que dans le domaine relatif toutes les apparences sont le jeu de leur interconnexion, il existe nécessairement un lien entre ce qui est accompli formellement et le sens profond de ce qui est accompli.

Enfin, le rituel permet le passage d’une grâce, d’un courant de force spirituelle qui pénètre notre esprit.

C’est pourquoi la cérémonie est nécessaire.

Enseignements sur le Refuge

Enseignement sur le Refuge Lorsque vous prenez refuge dans le Bouddha-Dharma, le point important est que vous avez reconnu votre propre potentiel profond et que depuis le début vous vous rendez compte que : "Je peux faire quelque chose, je peux prendre la responsabilité de me libérer". Cette attitude diffère de celle que nous avons habituellement : "Je suis nul, je suis nul. Peut-être Dieu ou Bouddha ou le lama peuvent-ils faire quelque chose pour moi". Ce type d’attitude est erroné. Du point de vue bouddhiste, il est erroné de penser : "Je suis nul, Bouddha peut faire quelque chose pour moi". Cette attitude est erronée parce que tout cela est faux. En étant convaincu que vous êtes nul, vous avez déjà décidé que vous n’êtes rien, vous avez déjà posé une limite à votre qualité profonde. Donc, la chose importante dans la prise de refuge est d’acquérir la compréhension que vous pouvez faire quelque chose pour résoudre le problème de votre vie quotidienne en vous appuyant, avec confiance et assurance, sur la sagesse du Bouddha – ou vous pouvez également l’appeler votre propre sagesse activée – pour vous libérer de la confusion et de la souffrance. Alors c’est vraiment valable. La signification véritable de la prise de refuge dans la sagesse du Dharma est que c’est l’entrée sur la voie vers l’éveil.

C’est pourquoi, traditionnellement, chaque jour, dans les contrées bouddhistes, les gens prennent refuge dans le Bouddha, le Dharma et la Sangha. Mais les occidentaux n’ont pas besoin de copier cela, d’aller au temple chaque jour, de prendre refuge dans le Bouddha, Dharma et Sangha sans aucune concentration. Nous n’avons pas besoin de copier les coutumes d’autres pays. Ce que nous avons à faire est de reconnaître ce qui nous procure une vie joyeuse et libérée. Au lieu de faire confiance au chocolat, aux pommes, aux biscuits et aux gadgets, au lieu de prendre refuge en eux ou encore, dans la plage, les films, le pop-corn, nous devrions comprendre dans nos cœurs que la vie libérée et joyeuse ne dépend en rien de toutes ces conditions, de ces phénomènes mondains.

Le lamrim montre avec précision, de façon logique et scientifique, que le bonheur humain et la joie ne dépendent pas de conditions matérielles. Vous devez donc comprendre cela de façon claire et nette et décider que c’est la réalité. Ainsi, vous ne serez pas déçu de ne pas recevoir de cadeaux ou de chocolat, ou parce que les gens ne vous prêtent pas attention. Autrement, vous êtes toujours contrariés par des broutilles, de toutes petites choses vous rendent insatisfaits. Les problèmes apparaissent parce que nous exagérons à l’extrême nos attentes par rapport aux objets du monde sensoriel. Donc, il vaut vraiment la peine de prendre refuge dans le Bouddha-Dharma.

Refuge dans le Bouddha

Refuge dans le Bouddha Il y a des gens qui pensent qu’en prenant refuge : "J’ai à me rappeler le nez de mon lama, la tête de mon lama". Ce n’est pas nécessaire. Lorsque vous prenez refuge, il n’est pas nécessaire de toujours vous souvenir du nez de votre lama. De même : "Chaque jour, je dois me rendre au temple", ou "Chaque jour je dois dire Bouddha Bouddha, Dharma Dharma, Sangha Sangha et si j’oublie de dire ces mots, je suis complètement coupable, je n’agis pas d’une façon correcte pour quelqu’un qui a pris refuge". Ce n’est pas comme cela, cette compréhension est erronée. Nous n’essayons pas d’amener l’esprit occidental à copier la tradition culturelle bouddhique. Les occidentaux devraient comprendre que prendre refuge est un état d’esprit. Peu importe que vous vous trouviez dans un avion, le métro, un train, dans une salle de bains ou n’importe où ailleurs, vous reconnaissez votre potentiel de Bouddha et vous vous fiez à cette sagesse intérieure pour éradiquer les problèmes de la vie quotidienne et aussi, vous comprenez que vous pouvez les régler par le biais de la méditation, le raisonnement intellectuel, ou en pratiquant les six paramitas. De mon point de vue, ce type de choses est suffisamment correct et si vous prenez véritablement refuge, vous n’avez même pas besoin de prononcer le nom de Bouddha.

De même, en temps ordinaire, lorsque vous vous sentez déprimé, vous pouvez demander l’aide du Bouddha. Reconnaître sa sagesse illimitée et sa compassion universelle sont une aide psychologique. Lorsque vous vous souvenez de sa compassion universelle, lorsque vous pensez à sa sagesse universelle, quand vous évoquez ces objets, d’une certaine manière, vous vous ouvrez aussi un peu de votre côté. Pour le dire autrement, supposez que vous pensez simplement à la réalité du monde entier, que vous regardez ce qui ce passe dans le monde entier - Que se passe-t-il en Afrique ? Que se passe-t-il en Amérique ? Que se passe-t-il en Inde ? Que se passe-t-il ? - En pensant simplement aux différentes conditions de l’existence humaine, vous constatez : "D’une certaine façon, je ne vais pas si mal, je ne vais pas trop mal". C’est une manière de s’ouvrir l’esprit, c’est ce que signifie être ouvert. Donc, lorsque votre esprit s’est ouvert à un objet universel aussi profond, il acquiert de l’espace. C’est la même chose lorsque vous vous rappelez la compassion illimitée du Bouddha, sa sagesse illimitée et son pouvoir illimité. Il est ainsi aisé de se rendre compte que prendre refuge n’est pas quelque chose où l’on a seulement foi en des mots.

Aussi, s’il vous arrive une très grande joie, comme lorsque tout s’ajuste si bien ensemble que vous avez du mal à y croire : "Comment cela se fait-il que j’aie autant de plaisir ? J’ai ceci, j’ai cela, je ne sais comment, par quelle espèce de chance, tout marche bien pour moi" - au même moment, au lieu de devenir concret et de chercher à retenir cela, pensez : "Hum, tout cela vient si facilement, c’est super, mais il est bon que mon bonheur et mon plaisir ne dépendent pas de cela (Lama montrant un objet matériel)". Vous faites intervenir votre sagesse. Par exemple, vous avez sans doute des ambitions : "Je désire ceci, je désire cela, cela et cela". Même si vous obteniez en quelque sorte tout ce que vous voulez, tout ce à quoi vous pensez, si tout le matériel vient à vous, vous ne serez quand même pas tellement emballés : "Oui, c’est vrai, c’est là, tout s’est mis en place, il semble que je puisse me réjouir. Hmm, j’espère pourtant que je serais capable de me sentir tout aussi satisfait sans toutes ces choses, que ma satisfaction ne dépend pas de tout cela".

Refuge dans le Dharma

Refuge dans le Dharma

Ainsi la sagesse du Dharma vous libère non seulement lorsque ça ne va pas, mais elle vous libère également lorsque votre joie est énorme.

On a toujours besoin de la sagesse du Dharma. Même lorsque vous avez beaucoup de plaisir, vous avez besoin de sagesse pour que votre esprit soit réellement stable. En général, l’esprit occidental a des hauts et des bas, des hauts et des bas, des hauts et des bas, vingt-quatre heures par jour de hauts et de bas – peut-être une centaine de fois par jour de hauts et de bas. Les occidentaux croient que ces choses, à l’extérieur, sont solides : "Cela me rend heureux. Ce matin je suis heureux, mais vous dites que je suis mauvais, alors à présent, je me sens mal". Ce n’est pas bon, pas bon. Ces hauts et ces bas surviennent faute de reconnaître la sagesse intérieure à laquelle on peut se fier, faute de reconnaître la capacité intérieure à se libérer soi-même. Je pense que vous comprenez, que je n’ai pas besoin d’insister là-dessus. On peut expliquer le refuge de tant de façons, je pense que vous comprenez.

Je pense qu’en Occident, vous ne vous en rendez pas compte, mais il y a tellement de gens qui souffrent d’une façon incroyable. En particulier, vous qui êtes jeunes et pouvez faire tant de choses, n’est-ce pas ? Maintenant, en ce moment, vous pouvez faire tellement de choses – vous pouvez voyager, rencontrer des gens intéressants, vous pouvez faire ceci, faire cela et cela. Mais quand on est vieux, on ne peut plus rien faire de tout cela. Donc, automatiquement, il vous suffit de penser à ces situations pénibles et vous vous mettez à avoir vraiment peur. Mais comme à présent vous entraînez votre esprit à comprendre ce qui est profond, quand vous serez vieux, je pense qu’à ce moment là votre vie sera meilleure.

Vous comprenez ce que signifie Bouddha. Quand même, lorsque vous avez pris refuge, il est bon de placer une image de Bouddha chez vous ou d’installer un petit autel. Ainsi, il vous suffit de regarder votre image de Bouddha et vous pouvez vous rappeler sa connaissance ; et aussi l’histoire du Bouddha Shakyamouni : combien de fois il a donné son corps pour ses mères, les êtres sensibles. Il lui est parfois arrivé de donner ses yeux pour les êtres, pour toutes sortes de raisons, parfois il a donné sa jambe, parfois sa vie même. Une autre fois, alors qu’il était moine, il a dû épouser une femme, renonçant ainsi sa vie entière pour cette femme. Une autre fois, il a donné son corps à des tigres. Il accomplit de nombreuses choses comme celles-là, des choses incroyables, découpant la chair de sa jambe pour l’offrir aux êtres sensibles, ses mères. Nous sommes incapables d’accomplir ces choses à l’heure actuelle. En fait, ceux qui ont étudié le Madhyamika devraient se souvenir du bodhisattva qui a découpé sa chair, morceau par morceau et, avec respect, l’a offerte à autrui. Au lieu d’éprouver de la douleur, il ressentait la félicité, la félicité absolue. C’est un très bon exemple pour nous. Ce n’est pas que les conditions pour éprouver de la douleur n’étaient pas réunies, son corps était dans une situation douloureuse, fait pour la douleur. Mais il possédait la clé de la maîtrise de l’esprit, et grâce à son pouvoir psychique, le pouvoir de sa conscience, au lieu d’éprouver de la douleur, il ressentait la félicité.

Habituellement, mon maître, Sa Sainteté Kyabjé Trijang Rinpoché, utilise cet exemple lorsqu’il enseigne. Au Tibet, nous avons de nombreux mendiants. En une journée, dix mendiants peuvent venir à vous et vous dire : "Salut, nous avons besoin de quelque chose". La plupart du temps, nous donnons de la tsampa, la nourriture tibétaine nationale. C’est une sorte de muesli, de l’orge grillée moulue – certaines personnes en donnent peu alors que d’autres en donnent beaucoup, cela dépend. Sa Sainteté disait donc, que lorsque quelqu’un frappe à votre porte pour vous demander un peu de tsampa, cela vous irrite, vous irrite. En revanche, lorsque quelqu’un demande à un bodhisattva de lui donner une partie de son propre corps, cela le réjouit complètement. Le bodhisattva comprend que cette personne est en train de l’aider : "Cet homme m’aide à accomplir ma paramita de charité", aussi cela le remplit-il de félicité. Telle est son attitude. Lorsque quelqu’un vient ici nous demander de lui donner quelque chose, au lieu d’adopter l’attitude de vouloir donner, nous devenons irrités et en colère. Mais le bodhisattva qui a vraiment entraîné son esprit de la sorte éprouve la félicité : "Parce que cette personne me le demande, je peux faire quelque chose. Ce mendiant m’aide à avancer sur la voie vers l’éveil", c’est pourquoi, en découpant sa chair, il est dans la félicité absolue. Ce sont de bons exemples, pas seulement des histoires. De même, lorsque Jésus fut crucifié, il a manifesté l’apparence de la souffrance ordinaire, une souffrance horrible, alors qu’en fait, il devait se trouver dans un état de félicité totale, donnant son corps dans le but de prendre les négativités des mères, les êtres sensibles. Bien qu’extérieurement, il donnait l’apparence de souffrir, il devait ressentir la félicité.

Vous pouvez voir combien le développement intérieur est profond, tellement profond. Les missionnaires chrétiens sont un autre bon exemple de cela en Occident. C’est bien, ces chrétiens prennent refuge en Dieu, ils comprennent que, d’une certaine façon, Dieu est responsable de tout et c’est pourquoi ils vont en Afrique ou dans d’autres lieux de souffrance. Ils y vont pour servir les autres. Ils sont comme nous – pensez-vous qu’ils n’aiment pas le muesli ? Ils aiment le muesli, le chocolat, les gâteaux, mais ils abandonnent d’une certaine façon ces choses pour Dieu et vont dans ces autres lieux où ils acceptent de souffrir dans le but d’aider tous ces pauvres gens. Je pense qu’ils sont fantastiques ; d’une certaine manière, ils ont en eux la capacité de faire face, en prenant refuge en Dieu. Je pense qu’ils sont profonds.

Refuge dans le Dharma

Quant à nous, bouddhistes, même si nous savons que pratiquer une heure de méditation quotidienne le matin nous procure un vrai bien-être toute la journée durant, chacun de nous en a fait l’expérience, nous sommes quand même paresseux, n’est-ce pas ? Même si nous savons parfaitement bien, par expérience – pas seulement en mots – que si nous faisons une bonne méditation le matin, le reste de la journée se passe très bien, parfois nous nous laissons aller : nous ne méditons pas. Nous oublions les choses. Sans doute que lorsque vous venez ici, à l’Institut Tchènrézi, vous méditez, mais lorsque vous vous retournez à Melbourne ou Sydney, vous le faites de moins en moins, et quand vous atteignez le centre de Melbourne, alors c’est terminé, la seule chose qui reste c’est la crème glacée. Je plaisante ! Quoi qu’il en soit, il est bon de comprendre qu’il existe également de bons exemples en Occident, parmi les chrétiens. Il existe quelques personnes vraiment sincères qui obtiennent des résultats. Il est donc important que nous apprenions à méditer, que nous obtenions quelque expérience et que nous la développions continuellement.

En fait, la méditation est la prise de refuge. La méditation est votre prise de refuge, parce qu’à l’intérieur vous avez l’attitude : "Si je médite, je peux me libérer", en employant la sagesse et la méthode bouddhiques. Cela vaut donc véritablement la peine. Autrement, mon sentiment est que sans reconnaître cette faculté intérieure profonde, sans cette confiance, cette certitude, la condition humaine est inutile. Particulièrement en Occident, c’est très dangereux – notre vie entière est consacrée à la poursuite du bonheur et le résultat n’est que malheur, malheur. Telle est l’histoire de nos vies, n’ai-je pas raison ? Vous comprenez donc que c’est vraiment important. Les anciens étudiants, tout particulièrement, devraient montrer le bon exemple aux nouveaux. L’attitude de bodhicitta est d’aider les autres et la manière bouddhique consiste simplement à être soi-même un bon exemple, cela est suffisant. Pas uniquement en paroles : être simplement un bon exemple donne de l’énergie aux nouveaux venus. C’est de cette façon que l’on aide. Autrement, vous possédez peut-être un savoir intellectuel extraordinaire mais si, par votre comportement, vous donnez le mauvais exemple, cela n’est d’aucune aide, vous ne pouvez pas aider les autres.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas l’intention de parler trop longtemps, mais si vous avez des questions avant de prendre refuge, alors je vous en prie, posez-les. Il est bon de rendre les choses bien claires. La question du refuge est si vaste que nous ne pourrons jamais la couvrir complètement, mais si vous avez des questions, je vous prie de les poser maintenant.

Il est très important de comprendre, lorsque vous êtes une femme, que votre potentiel profond de Bouddha est identique a celui d’un homme, en dépit du fait qu’au plan relatif, votre structure corporelle soit différente. Cette structure corporelle est trop temporelle, relative, mais lorsque vous en avez acquis la maîtrise, où est la différence ? Comme pour Tara, ce Bouddha d’aspect féminin dont vous pouvez voir la représentation. Il n’existe également pas de différence entre hommes et femmes en ce qui concerne le temps nécessaire pour atteindre l’éveil, au sens où il serait plus court pour les uns et plus long pour les autres. Cela dépend complètement du développement de l’individu. Dans le yoga tantrique, nous avons une explication disant que même dans cette vie, en partant du point zéro où l’on ne sait rien de la réalité intérieure, on peut atteindre l’éveil, à l’égal de Bouddha Shakyamouni – hommes et femmes ont une capacité égale à réaliser cela.

Refuge dans le Dharma

Le bienfait de prendre refuge est que vous vous libérez, comme je l’ai dit précédemment. Prendre refuge dans le Bouddha et le Dharma signifie… Tout d’abord, qu’est-ce que le Dharma ? Le Dharma est sagesse, la sagesse parfaitement claire et affûtée qui considère clairement, c'est cela le Dharma. Prendre refuge signifie que vous devenez le Dharma, vous devenez la lumière de la sagesse du Dharma. Peut-être qu’au tout début, vous n’êtes qu’une petite lumière de bougie mais, en méditant chaque jour, la petite lumière de bougie est activée et devient plus grande, plus grande, encore plus grande – et alors, votre sagesse du Dharma est transformée en sagesse omnisciente, sagesse de la totalité. De manière identique, en prenant refuge et autres engagements, vous faites grandir votre attitude d’amour bienveillant empreinte de compassion. Or, lorsque vous développez vos actions de bonté aimante, vous vous libérez de la pensée d’auto-chérissement. Ne pensez-vous pas ? Alors, vous n’avez pas de conflit avec les autres. Même si d’autres veulent entrer en conflit avec vous, au lieu de vous mettre en colère, vous avez de la compassion et vous pensez : "Que puis-je faire ?". Vous gardez le contrôle de vous-mêmes. Mais vous n’avez pas à vous contrôler de cette façon (Lama se ratatine en une toute petite boule) : "Je me contrôle, je me contrôle". Se contrôler simplement ne demande aucun effort (Lama montre une attitude détendue). Au tout début, il est vrai qu’il nous faut fournir beaucoup d’efforts, de la méditation et des efforts, mais après quelques temps, vous n’en avez plus besoin – votre être même est méditation, votre être même est libération, votre être même est amour bienveillant, votre être même est bodhisattva, bodhicitta. C’est difficile au début, mais pourtant, je ne peux pas vous dire : "Vous êtes débutant, donc, vous devriez vous contraindre". Peut-être êtes-vous plus avancés que je ne le suis moi-même, qui sait ? Nous n’en savons rien – le fait est que, dans le bouddhisme, nous ne jugeons pas, nous ne pouvons pas juger. Je ne peux pas dire, par exemple : "Je suis un homme de sagesse, votre enseignant et vous avez à apprendre de moi". Non, ça, je ne peux pas le dire. Je puis également apprendre de vous ; nous nous aidons mutuellement. Bien que nous ne soyions pas encore éveillés, chacun de nous a développé certains aspects de la sagesse plus que d’autres – vous avez donc développé certains aspects de la sagesse mieux que moi et je peux donc aussi apprendre de vous.

Refuge en la Sangha

Refuge en la Sangha

Il y a deux niveaux de Sangha: la Sangha relative et la Sangha absolue. Nous sommes tous la Sangha relative. J’apprends de vous, vous m’aidez. Si je suis quelque peu compréhensif, si je suis réceptif, alors, j’apprends de vous. Vous me donnez également de l’énergie. En fait, nous nous donnons mutuellement de l’énergie. Nous sommes la Sangha : vous êtes ma Sangha et je suis également votre Sangha. Nous sommes donc tous la Sangha les uns des autres, nous nous aidons mutuellement. Quelle en est la raison, pourquoi avons-nous besoin de cela ? Cette nécessité est simple à comprendre. Si vous demeurez en un endroit où vous êtes entourés de gens qui boivent du vin, qui en boivent chaque jour, qui se saoûlent tous les soirs et qui s'impliquent dans toutes sortes d'activités, si vous vivez là une année, par exemple, tous les jours vous recevez l'enseignement que : "C’est très bien de boire du vin parce que cela remonte le moral. Dès que vous vous sentez seul, déprimé, buvez du vin". Peut-être que oui, aujourd'hui, comme je ne vais pas très bien, je vais prendre un verre de vin, je vais voir ce que ça donne. Alors vous ressentez, jusqu'à un certain point et pendant un court moment, que cela aide. Pendant un court moment, vous pouvez ignorer le problème, devenir en quelque sorte inconscient. Bref, vous savez bien que je le sais. Pour la plupart de nos étudiants, lorsqu'ils retournent chez eux, dans leurs vieux chez eux samsariques, c’est la catastrophe. Un jour ils disent : "Oh, hier soir, j'ai discuté très tard avec mon ami (ou ma mère), je ne peux pas faire de méditation". Ils dorment donc trop tard le lendemain et quand ils se lèvent, il est pratiquement l'heure du déjeuner, et donc trop tard pour la méditation. Puis le soir suivant, c’est la même vieille histoire : "Je dois aller à cette fête".

Résultat, deux jours sans méditation. "Oh, vraiment…"C'est cela, l'environnement samsarique – pas suffisamment de vibration de Sangha. Nous sommes donc des gens malades qui ne tenons pas debout par nous-mêmes. Nous avons besoin d'une canne ou de toute autre aide pour tenir debout. Nous ne sommes pas encore libérés et avons besoin de l'aide de la Sangha. Nous en avons vraiment besoin. C'est pour cette raison que nous sommes tous la Sangha, la Sangha relative.

Enseignement donné par Lama Toubten Yéshé, le mercredi 12 septembre 1979.Réimprimé ici pour le programme “Découverte du bouddhisme” avec la permission de Lama Toubten Yéshé - Wisdom Archive Materials. - Traduit en français par Dominique Pilon pour l’Institut Vajra Yogini, février 2004.

 

Téléphone
01 40 05 02 22
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Adresse
5 Passage Delessert
75010 Paris, France

 

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Evènements les plus immédiats:

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Jui
Date : 24 juin 2018
A partir de 17h00 le centre Kalachakra propose une "Cérémonie de refuge" avec Guéshé Dakpa Tsoundou. Entrée libre avec inscription préalable à l'accueil.

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Date : 26 juin 2018
De 14h30 à 15h30 le centre Kalachakra propose une lecture hebdomadaire des soutras. Participation libre.

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Date : 26 juin 2018
De 19h30 à 21h30 le centre Kalachakra propose deux mardi par mois une soirée thématique. Le thème de ce mardi: "Transformer ses problèmes pour un mieux vivre" avec Guéshé Dakpa Tsoundou. Participation la soirée: 5 €

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Date : 27 juin 2018
De 19h30 à 21h00 le centre Kalachakra propose une soirée hebdomadaire d’entraînement à la méditation. Participation libre et sans inscription préalable.

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Date : 29 juin 2018
Du 29 juin (19h00) au 1er juillet (10h00 - 18h00) le centre Kalachakra propose une "revue de textes: l'esprit, ses fonctions et les 4 écoles" avec le vénérable Olivier. Participation pour les trois jours: 30 € - Adhérent: 20 €

30
Jui
Date : 30 juin 2018
De 19h00 à 21h00 le centre Kalachakra propose une conférence Bouddhisme & sciences avec Geshe Dorji Damdoul: "Qu’est-ce que l'esprit selon le bouddhisme et les neurosciences ?" Participation: 15 € - Adhérent et soutien: 12 €

01
Juil
Date : 1 juillet 2018
Du dimanche 01 juillet 2018 19:00 au dimanche 08 juillet 2018 12:00 le centre Kalachakra propose la "Retraite sur les deux Bodhicitta" par Guéshé Dorji Damdul. Participations :Non adhérant 380 € Adhérant & autres 280 € Soutien & sangha 220 €