Interwiew de Marie Christine

 Comment t'es tu retrouvée impliquée au centre ?Photo MC

 De mémoire qui remonte a un certain temps, je me suis toujours posé la question du sens de la vie et eu un intérêt pour la   spiritualité. J'ai fréquenté des centres bouddhistes à plusieurs reprises et plusieurs fois arrêté.


 En 2007, j'ai pris le temps d'un bilan personnel et j'ai décidé de m'y mettre sérieusement en arrêtant de papillonner et de me réfugier   derrière le pretexte ne pas avoir temps avec la famille, le travail...

 J'ai choisi le centre Kalachakra pour partie parce que ce n'était pas très loin de mon logement à Pantin, éliminant ainsi l'obstacle de   la distance. Quand Vénérable Elisabeth m'a accueilli, j'ai vraiment eu une impression de liberté dans les possibles au centre. Il y   avait Découverte du Bouddhisme qui commençait et je m'y suis mis très sérieusement.


 Cette année là a été une véritable accélération du Dharma pour moi avec en plus de DB une première retraite à Vajra Yogini avec   Vénérable Charles, un voyage à Dharamsala puis plusieurs autres retraites.

 Je suis très contente d'être restée fidèle à mon engagement et je n'ai jamais eu de regret même si parfois le côté ésotérique et   l'imagerie très chargée du bouddhisme tibétain me questionnaient un peu.

 Au bout de 3 ans, à la fin du cycle de DB, Vénérable Elisabeth m'a proposé de reprendre la coordination de DB. Je ne me sentais pas du tout prête mais j'ai accepté. Comme souvent, Vénérable Elisabeth avait eu une bonne intuition.

Ça a été un beau travail d'ouverture aux autres. J'avais beau avoir travaillé dans l'animation, ça n'a pas toujours été facile avec parfois beaucoup de personnes à accueillir et beaucoup de sollicitations. Ca a aussi été très riche en terme d'enseignements avec Jean Jacques, Elio, Virginie... [les enseignants de DB de l'époque]

Ca m'a aussi permis de participer aux réunions de coordination du centre [le centre est géré par un petit comité réunissant les coordinateurs des principales activités du centre] et d'être impliquée dans l'organisation d'événements incroyables. Par exemple, j'ai aidé pour les enseignements de Sa Sainteté le Dalai Lama à Strasbourg.

J'ai ensuite passé la main de la coordination de DB pour des raisons personnelles et pour laisser la place à d'autres. J'ai essayé plusieurs fois de faire le PEBA mais à chaque fois me suis arrêtée en cours de route. Je ne suis pas très scolaire. C'est mon côté un peu rebelle (rigole).

 

Et tu passes une partie de ton temps dans la Sarthe ?

Oui. J'ai une maison près du centre de retraite. Ce n'est pas un hasard. J'ai suivi de près l'ouverture du centre à Saint Cosme et j'avais une partie de ma famille en proximité. Pendant le chantier d'aménagement puis les premières retraites, on ne logeait pas sur place et à chaque fois que je venais, je voyais cette pancarte « à vendre ». En achetant la maison, j'ai répondu à la fois à une envie de campagne et de dharma.

Et maintenant?

Maintenant je fais surtout des retraites et j'étudie toute seule. Je me rends utile quand il y a besoin. Par exemple, je prends soin des plantes en intérieur et en extérieur. On a aussi un projet de planter des arbres avec François [Schick]

Quand je regarde en arrière, je me rends compte à quel point le dharma m'aide. Ça m'a aidé à vivre la période compliquée de mes deux parents en fin de vie et à accompagner ma fratrie dans le deuil. Ça m'a aidé à rester patiente dans les moments de tracas, d’exagération, d’exaspération, de tension,... Le dharma m'a aussi énormément apporté au travail, dans le management de l'équipe que j'avais en charge : patience, amélioration de l'écoute, résolutions de conflits ...

C'est incroyable comme ça nous fait évoluer dans notre tête. Ce n'est pas que de la théorie. Si on intègre le dharma, on change vraiment dans le bon sens. On s'accepte davantage, on est plus bienveillant avec les autres car on les comprend mieux. Ça permet de voir en permanence le positif pour aller de l'avant.