La Cérémonie de Refuge, par Franck

Samedi 3 octobre a eu lieu une Cérémonie de Refuge avec Guéshé Dakpa Tsoundou. L’occasion pour certains de s’engager formellement sur une Voie particulière, de franchir “la porte d’entrée pour cheminer sur la voie vers l’Éveil”, selon les termes de Vénérable Élisabeth.

 

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  À 17h, nous avons pris place dans le temple. Guéshé-la a débuté par une présentation succincte de la signification du Refuge dans les Trois Joyaux. Ses érudites paroles ont  été brillamment traduites par un interprète professionnel.

  Puis est venu le moment de la Cérémonie elle-même. Elle a pris une forme exactement inverse à celle des phénomènes mondains. Ces derniers se manifestent souvent avec une apparence tapageuse et trompeuse (“Élisez-moi et je résoudrai tous vos problèmes ” ; “Achète-moi et tu seras heureux”). Beaucoup de fioritures pour peu de signification.

  La Cérémonie de Refuge du Centre Kalachakra a quant à elle été caractérisée par une apparente sobriété extérieure, mais d’un point de vue spirituel, elle a eu, du moins pour moi, un caractère éminemment authentique et profond. 

  Nul besoin de faire sonner clairons et trompettes. Le Refuge est l’expression d’une aspiration toute intérieure. La Cérémonie en est une manifestation publique et formelle, devant une personnalité qualifiée. C’est une étape, certes essentielle, dans le chemin de l’aspirant bouddhiste.

 Après nous être prosternés, chacun a pris connaissance du nom qui lui a été attribué. Guéshé-la nous a également transmis sur un support de qualité photographique un cliché de la fameuse statue du Bouddha Shakyamuni située dans le temple Mahabodhi à Bodhgaya. Les mots me manquent pour décrire son éblouissante beauté (cf. ci-contre)... 

 

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Personnellement, un engagement renouvelé

 

De mon côté, cette cérémonie constitue un renouvellement. J’ai en effet pris refuge pour la première fois il y a deux ans, dans un Centre d’une autre école du bouddhisme tibétain. J’ai souhaité renforcer cet engagement, le redoubler d’intensité. Il m’est apparu important de le faire au sein de ce Centre qui m’a ouvert si chaleureusement ses portes il y a seulement quelques mois. J’y ai découvert, ainsi que dans la fondation FPMT et dans l’école Gueloug en général, une approche du bouddhisme tibétain hautement accessible, ouverte et chaleureuse. De plus, l’incroyable dynamisme du Centre Kalachakra et l’importance que l’école porte à l’étude ont achevé de me convaincre de renforcer mes liens avec le bouddhisme en général et cette école en particulier.

La Cérémonie achevée, j’ai quitté le bien-aimé Centre avec un engagement encore raffermi, une dévotion encore plus profonde, une aspiration encore plus ancrée. Je remercie sincèrement les fondateurs et tous ceux qui l’animent, le côtoient au quotidien ou prennent soin de lui, que ce soit sur place, en ligne ou par un autre biais... J’éprouve pour le Bouddha, le Dharma et le Sangha une immense gratitude pour le chemin accompli et pour la subtile transformation que je ressens au plus profond de moi. Lentement, elle tend avec ses moyens habiles à m’extirper des griffes de la souffrance et à m’élever vers ce qu’il y a de plus beau.

Puissé-je, avec une humilité et une motivation renforcées, persévérer joyeusement sur ce magnifique chemin, ce lumineux sentier qui mène sur une réalisation toute particulière dont parfois, je perçois fugitivement quelques très vagues contours.

Quand je suis entré pour la première fois dans le Temple du Centre Kalachakra en février 2020, après une courte période d’hésitation, le Bouddha situé à gauche de l’autel m’avait interpellé : “Où en es-tu ?” Je suis heureux d’avoir pu, lors de cette dernière cérémonie, lui apporter une réponse forte, profondément inspirée, et je l’espère, absolument authentique.

Tashi Delek !