Rencontre avec Nadu

 

Nathalie-Nadu Parshad est étudiante de DB ; elle offre prochainement une retraite de Qi Gong et de découverte du “Tuina” au centre de retraite de Saint Cosme.

 

Nadu Parshad“ Je suis d’origine franco-indienne, mon père était indien. Toute mon enfance, j’ai été immergée dans la culture spirituelle indienne. Jusqu’à l’adolescence, j’ai fait de nombreux voyages auprès de ma famille paternelle au sein de la diaspora indienne des Caraïbes. Enfant, j’allais au temple faire les rituels, nous faisions différentes cérémonies en famille. À huit ans, j’ai eu mon propre autel. Je ne savais pas trop à quoi correspondait tout ce que je faisais mais j’étais déjà très attirée par le spirituel. Je considère comme une grande chance d’avoir cette double culture.  J’adorais l’ambiance des temples, l’odeur du camphre et de l’encens.


À l’adolescence, j’ai un peu laissé tomber cette voie et je me suis davantage tournée  vers les arts, les arts martiaux en particulier. J’ai fait les Beaux-Arts à Nantes, j’ai entrepris des études universitaires en Sciences de l’Antiquité et je me suis passionnée pour les langues anciennes : latin, grec ancien, sanskrit, chinois et tibétain. Je me suis spécialisée en médecines traditionnelles. J’ai alors découvert la médecine chinoise et j’ai décidé de poursuivre des études pour devenir thérapeute. 

 

Ce qui m’a amené au bouddhisme ? J’ai toujours pratiqué les arts martiaux. J’ai débuté par le judo dès l’âge de 4 ans, puis à 22 ans j’ai découvert les arts martiaux chinois, que je pratique depuis 28 ans. Un jour, mon professeur à Nantes m’a dit de continuer mon étude des Arts Chinois Internes auprès d’un maître chinois. Je me suis alors rendue auprès de Maître Jian, bouddhiste et taoïste. Je suis devenue une de ses disciples et j’étudie toujours à ses côtés. À un certain niveau de pratique des arts martiaux chinois internes, l’on rencontre forcément le taoïsme et le bouddhisme. C’est à ce moment-là qu'une porte s’est ouverte et m’a guidée sur la voie du Dharma. 

 

J’ai donc décidé d’étudier le bouddhisme mais je ne savais pas où. Ma première rencontre n’a pas été très positive. Pour moi, la pratique doit être tournée vers l’autre, centrée sur l’altruisme et ce n’est pas ce que j’avais trouvé. J’ai alors fait des recherches et je suis tombée sur la lignée guélougpa. Je me suis dit : «  c’est ça que je cherche » ! C’est comme ça que j’ai découvert le centre Kalachakra. On a échangé par skype avec Vénérable Élisabeth et je me suis dit que j’avais trouvé la maison que je cherchais. 

 

Comme j’habite au Mans, je suis à 40 minutes du centre de Saint Cosme. J’y suis allée et j’ai rencontré ceux que j’appelle aujourd’hui « mes ami(e)s du Dharma», François, Magali, Marie-Christine, Évelyne… J’adore ce lieu qui dégage un sens de liberté et d’apaisement. Je m’y sens vraiment bien et j’y vais dès que possible. 

 

Je me suis dit qu’il fallait que j’étudie sérieusement et je me suis inscrite à DB que je suis en ligne. J’ai commencé le cycle avec François et j’ai repris avec Vénérable Gyaltsen. Rapidement, ça m’a amené à faire un pas de plus et j’ai pris refuge à Saint Cosme avec Guéshé-la. 

 

Je pratique aussi le bouddhisme dans le cadre de mes études de médecine tibétaine. J’ai la chance de pouvoir étudier les 4 Tantras Médicaux Classiques en tibétain et de suivre des cours signés par l’hôpital du Men Tsee Khang de Dharamsala. Les études y sont très complexes.  Pour être médecin tibétain ou Amchi, il faut être bouddhiste. Dans le cadre de mes études, nous faisons les pratiques du Bouddha de la Médecine, récitons Ali Kali, les 4 incommensurables, la prise de refuge... Il s’agit des mêmes textes que j’étudie à Kalachakra. Nous étudions les textes en tibétain et avons des cours de tibétain.  Pour moi c’est extraordinaire que les deux dimensions se recoupent comme ça. Maintenant je ne vois plus mes patients de la même manière. J’aimerais un jour pouvoir fonder un dispensaire de médecines chinoise et tibétaine afin d’ouvrir à tout le monde et en priorité aux personnes sans moyen toutes ces dimensions de santé et de philosophie. Juste être payée par un sourire ! 

 

Au mois de juin, je fais une retraite qui s’appelle « Nourrir son essence vitale ». Cela va me permettre de transmettre des enseignements de Qi Gong que j’ai reçus et qui sont d’origine bouddhiste. Pour moi c’est l’occasion d’aider un peu le centre et c’est vraiment important. 

 

À l’avenir, j’espère me consacrer de plus en plus au centre, approfondir mon étude du dharma, grandir et être de plus en plus tournée vers les autres. Je suis une passionnée et il y a tellement à faire ! Merci.”

 

Nadu