Le programme du Centre Kalachakra du 13 au 26 juin 2022Programme juin 2022 KI

 Nos dernières activités avant la trêve estivale !

 roue

 

Voici les programmes à ne pas manquer dans les semaines à venir :

 

-       D'abord, les pratiques de refuge et bodhicitta guidées par Vénérable Denyeu (Elio) qui ont lieu chaque mardi et samedi. Elles sont dédiées à la longue vie de Lama Zopa Rinpoché, et Khadro-la les a conseillées pour écarter les obstacles. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/665-courte-pratique-pour-la-longue-vie-et-la-bonne-sante-de-lama-zopa?date=2022-06-18-18-00

-       Vénérable Gyaltsen guide une mini-retraite d'une journée à Paris à propos des principaux points de la voie graduée vers l'Éveil, le dimanche 19 juin. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/615-meditation-sur-la-voie-4

-       Le soir de cette journée (19 juin à 18h), nous nous retrouvons avec les adhérents pour l'AG du centre. C'est mieux de venir sur place pour échanger mais si vous ne pouvez pas, vous pouvez suivre en ligne en vous inscrivant ici : https://us02web.zoom.us/meeting/register/tZUofu-trTIvHNOKnPto34PGxg8uANtFqtNl

-       Le 25 juin, Virginie anime une journée sur l'impermanence, sur place uniquement. Si vous voulez cultiver les qualités pour être serein et à l'aise en situation d'incertitude, cette journée très interactive est pour vous. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/652-faire-face-a-l-impermanence

 -       Le 26 juin de 11h à 16h nous nous retrouvons pour notre fête de la réjouissance annuelle. Ce sera l'occasion d'écouter Guéshé-la parler de la réjouissance, de voir un petit spectacle préparé par Justine, de nous réjouir, guidés par Virginie, et simplement d'apprécier le plaisir de nous retrouver autour d'un repas indien. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/622-fete-de-la-rejouissance-3

Par ailleurs, nous avons un beau programme de retraite à Saint Cosme que vous pouvez consulter ici : https://reservation.centre-kalachakra.com/

 Bon été à tous !

 

Arnaud

 

Rencontre avec Éric

 

Étudiant du PEBA, Éric Meurinne a commencé à guider des méditations Vipassana. Propos recueillis par Arnaud

 

ericÉric, comment t’es-tu retrouvé impliqué au centre ?

 

Pour répondre, il faut que je remonte assez loin. Quand j’avais 16 ans, j’ai lu un livre d’Arnaud Desjardins qui s’appelait "Le message des tibétains", et ça a fait tilt. J’ai commencé à lire d’autres livres sur le bouddhisme, mais je n’étais pas encore assez mûr et j’ai mis tout ça de côté. Je me suis tourné vers la psychologie, j’ai eu mon diplôme et je suis devenu psychologue. J’ai ensuite fait une analyse personnelle longue qui m’a permis de devenir analyste. 


Bien des années plus tard, quelque chose en lien avec cette lecture s’est réveillée : un désir d’aller au-delà de ce que je connaissais de la vie psychique, la certitude qu’il y avait une autre dimension, plus spirituelle. Je me suis replongé dans Arnaud Desjardins mais aussi Thich Nhat Hanh et Chögyam Trumpa. À ce moment-là je me suis dit, "il faut ouvrir cette porte là, il faut y aller". 

 

J’avais commencé à pratiquer un peu au Cambodge où je faisais de la supervision auprès de travailleurs sociaux travaillant pour des ONG. Un moine m’avait montré la technique Vipassana de l’attention au souffle.

J’ai commencé à pratiquer un peu chez moi mais ce n’était pas suffisant. J’ai tapé à la porte de Shambala car j’avais été très touché par la lecture du livre de Chögyam Trungpa. J’y ai pratiqué jusqu’en 2018, date à laquelle les scandales qui impliquaient son fils m’ont amené à partir. Cela a été une décision difficile et une période compliquée car je m’étais beaucoup investi. 

 

Suite à cela, je me suis retrouvé davantage présent à Kalachakra que j’avais découvert par le biais d’une retraite Vipassana avec Jean-Jacques. J’ai ensuite suivi un cycle de Découverte du Bouddhisme et suivi trois ou quatre retraites par an, essentiellement Vipassana et Mahamoudra, mais aussi plus récemment des retraites de déité comme Tara ou Vajrasattva. 

 

Enfin, une expérience très forte pour moi a été le pèlerinage que j’ai fait avec le centre Kalachakra à Bodghaya fin 2019.

 

Et aujourd’hui ?

Je continue les retraites de Vipassana. La dernière en date, c’était avec Philippe fin avril début mai. La nouveauté c’est que j’ai aussi commencé à animer un peu. C’était dans l’air depuis deux ans mais cela a trainé, du fait des retraites annulées par le Covid mais aussi de mes propres doutes. Lors de la dernière retraite, j’ai guidé une matinée et un après-midi et cela m’a donné confiance. Il est prévu que je guide une journée d’introduction à Vipassana avec Alain le 17 septembre.

 

Par ailleurs, j’ai repris les études : je suis le nouveau cycle du PEBA depuis début janvier.

 

Par rapport au bouddhisme, il n’y a pas que Kalachakra. Je pratique aussi dans un dojo zen. J’avais besoin d’un lieu où je pouvais méditer souvent. À l’époque il n’y avait pas la méditation du matin et le mercredi soir ne me convenait pas. Cela fait trois ans que je pratique avec eux. J’y vais deux fois par semaine les lundi et jeudi soirs. Cela me fait passer d’un univers à l’autre mais pour moi ça ne pose pas de problème. Ca s’articule bien et j’ai choisi d’être dans les deux pour l’instant. Dans le bouddhisme tibétain il y a beaucoup d’enseignements et c’est très riche. Dans le zen soto il y a peu d’enseignement, c’est très dépouillé, c’est la voie du silence, c’est très méditatif.


Comment tu vois l’avenir ?

D’abord il y a l’aventure Vipassana qui se fait par étapes, avec cette journée d’introduction en septembre. Ensuite, peut-être une retraite en binôme avec Philippe et à terme une retraite que je guiderai seul mais pas dans l’immédiat. Avant tout, je continue à faire grandir le dharma en moi. Cela a changé ma pratique de psychologue. Plus j’intègre le dharma, plus ça change ma façon d’être présent, d’écouter. Il y a un changement intérieur qui est très tangible. 

 

Tout cela se répercute aussi sur l’extérieur. Par exemple, j’ai commencé à guider un atelier de méditation hebdomadaire dans une institution pour personnes déficientes mentales et une des participantes m’a dit qu’elle n’avait pas eu peur lors d'un scanner grâce à cela. Pour moi, l’avenir c’est donc de continuer à pratiquer et intégrer le Dharma, et autant que possible de faire rayonner ce que j’ai pu intégrer sur les autres.

 

 

Paroles de Maîtres, Jetsunma Tenzin Palmo

 

 

Ce texte est issu de la page Facebook de Jetsunma Tenzin Palmo en date du 30 mai 2022. Le dessin est de Lisa Haney et la traduction de Franck.

 Jetsunma

 

Nous devons apprendre comment développer la stabilité durant les coups durs de la vie, et le meilleur moyen pour cela est d’apprendre à être conscient, à développer la pleine conscience.

Un jour, j’ai vu un tee-shirt en Malaisie qui montrait de grosses vagues. Au-dessus de ces vagues il y avait une planche de surf, et au-dessus se trouvait une personne assise en méditation. Le slogan disait, “Chevaucher les vagues de la vie”.

Ces vagues, ce sont les coups durs que je suis en train d’évoquer. Vous voyez ? [La vie,] ce n’est pas un lac calme et placide. Si nous apprenons à être pleinement conscient, alors nous n’avons pas besoin [d’une vie telle un] lac calme. Comme un surfeur expérimenté qui ne recherche pas les eaux tranquilles. Un surfeur talentueux sait exactement comment être équilibré, et il adore les grosses vagues. Vous comprenez ? Plus la vague est grosse, plus c’est sympa.

De la même manière, si on développe une pleine conscience authentique, la tranquillité n’est pas nécessaire en permanence. Plus grosses sont les vagues, plus le défi est élevé. Le grand yogi Milarepa a dit que plus les joies et les peines sont importantes et plus la sagesse joyeuse peut se développer. Il s’agit donc d’une méthode pour non seulement calmer les remous, mais aussi pour les chevaucher avec talent.

 

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