Paroles de Maître, le Dalaï-Lama

 

Les rencontres d’Assise sont une succession de rencontres entre les différentes religions. Elles ont débuté en 1986 dans la ville d’Assise en Italie, à l’invitation du pape de l’époque, Jean-Paul II. À l'occasion des 25 ans de ces rencontres en 2011, le Dalaï-lama avait été interrogé à propos du dialogue interreligieux. Il avait longuement insisté sur la nécessité de poursuivre un dialogue respectueux du pluralisme. Il était aussi revenu sur “Assise 1986”, aux côtés de son traducteur le moine bouddhiste français Matthieu Ricard. Le visage éclairé de son éternel sourire, humain et lumineux, il ne s’était pas contenté de parler de cet esprit d'Assise, il l’avait transmis.

 

DL prayingEn 1986, vous étiez aux côtés de Jean-Paul II à Assise. Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

J'avais particulièrement apprécié l'initiative de Jean-Paul II. En réunissant les représentants des grandes religions pour ces journées de prière, le pape leur avait permis d'exprimer leur point de vue sur la paix dans le monde. Que des responsables religieux montrent un exemple d'unité sur de grandes questions comme la paix et l'amour altruiste aux yeux de tous les citoyens est très important.

D'autant plus qu'aujourd'hui le fanatisme religieux persiste : aucune religion n'est épargnée et l'esprit d'Assise semble parfois loin !

Pour certains, il n'y a qu'une seule vérité, une seule voie... Alors qu'en réalité les vérités et les voies sont multiples, comme les religions. Chaque pratiquant doit prendre conscience que sa vérité peut être unique, mais jamais exclusive. Si l'on pratique une religion, il faut être sérieux. Si l'on est sérieux, on ne peut pas manquer de reconnaître que l'amour, la tolérance sont au cœur de notre religion ! L'individu doit donc se concentrer sur sa foi. L'harmonie n'est pas une utopie. En Inde, différentes traditions coexistent pacifiquement depuis un millénaire, sur la base du respect mutuel.

Mais comment lutter contre l'extrémisme ?

Pour acquérir le respect, il faut d'abord se connaître ! Il faut nouer des liens, que les gens se voient et se parlent, qu'ils étudient les autres traditions religieuses pour en apprécier la valeur, aillent en pèlerinage sur les lieux saints des autres croyants. Il faut faire des rencontres personnelles avec d'autres pratiquants et partager leur expérience profonde de la spiritualité. Cette intimité est la base d'une communion essentielle à la paix.

Quelle est la place des non-croyants dans la construction d'un monde de paix ?

Il faut partir de la base : nous sommes des êtres humains et nous voulons être heureux. Nous sommes des animaux sociaux par nature, frères et sœurs de la même espèce. Nous devons donc nous rappeler que nous avons besoin les uns des autres, que nous sommes interdépendants. Notre survie même dépend de cette relation. C'est pourquoi il faut créer une éthique séculière dans laquelle tous les humains puissent se reconnaître, fondée sur les valeurs essentielles.

Et les religions, en quoi peuvent-elles être facteurs de paix ?

De nombreux problèmes de société viennent d'un sentiment exacerbé d'importance de soi. Les grandes religions nous apprennent à nous défaire de ce carcan d'égocentrisme par la foi. Des études ont montré que ceux qui sont le plus animés par un sentiment de compassion et utilisent peu des mots comme “je”, “moi”, “mien” ont moins de problèmes cardiaques. Le fait d'être centré sur soi crée un sentiment d'insécurité destructeur. Celui qui suit sérieusement un chemin spirituel ne se livrera à aucun acte néfaste et pourra mener une vie qui ait un sens. En s'abandonnant à Dieu, on renonce à l'ego.

 

Le programme du Centre Kalachakra du 11 octobre au 12 novembre

 

Programme Octobre novembre KI

Les prochains événements du Centre Kalachakra et du centre de retraite de Saint-Cosme

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Nos programmes ont maintenant bien repris et nous avons plaisir à vous retrouver sur place et en ligne. Voici en particulier les événements à ne pas manquer dans le mois à venir :

 

  • Le 19 octobre, la "Sagesse du cœur" avec Geshe Dakpa traite de la manière de développer l’amour bienveillant : 

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/383-de-vos-problemes-a-la-sagesse-2?date=2021-10-19-19-30

 

  • Du 22 octobre au 30 octobre, c’est notre retraite de vipassana d’automne, guidée par Vincent :

https://reservation.centre-kalachakra.com/product/276

 

  • Pour les nouveaux, Virginie Cornet Butcher présente le 23 octobre "les premiers pas dans la méditation" pour découvrir, pratiquer et échanger sur les différents types de méditation dans notre tradition :

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/387-mes-premiers-pas-dans-la-meditation-4

 

  • Le lendemain, le dimanche 24 octobre, elle guide une journée sur le pardon (sur place au centre seulement) :

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/577-comment-pardonner

 

  • Le même week-end (23 et 24 octobre), pour ceux qui ont déjà une certaine expérience, Paula Chichester enseigne et guide des pratiques de la méditation mahamoudra sur la base de Tara verte:

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/584-meditation-mahamoudra-sur-la-base-de-tara-verte

 

  • Le mercredi 27 octobre, il n’y aura pas de méditation guidée car c’est le jour de Lhabab Dutchen. Nous commémorons le retour du Bouddha Shakyamouni de Toushita où il se rendit pour enseigner à sa mère. Vénérable Denyeu guide une pratique du Gourou Bouddha Shakyamouni sur place et en ligne de 18 à 19h, puis Géshé Dakpa guide le gourou yoga de lama Tcheupa sur place seulement de 19h à 21h :

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/544-2018-01-29-17-59-21

 

  • Le 30 octobre, Vénérable Denyeu (Elio) guide une journée sur la fin de vie pour nous aider à accompagner nos proches qui sont confrontés à cette épreuve et préparer la nôtre:

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/543-2018-01-29-17-59-21

 

  • Le lendemain, le 31 octobre, il guide une pratique de libération d’animaux, qui est conseillée par Lama Zopa Rinpoche, non seulement pour développer la compassion mais aussi pour créer les causes d'une longue vie :

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/400-pratique-de-liberation-d-animaux-7?date=2021-10-31-10-00

 

D'autre part une retraite de Vajrasattva avec Vénérable Denyeu (Elio) : https://reservation.centre-kalachakra.com/product/279

 

  • Le 11 novembre après-midi, nous organisons une nouvelle occasion d’échanger et de pratiquer avec d’autres religions. Cette fois-ci, ce sera sur place mais aussi en ligne :

  https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/553-la-fontaine-aux-religions-10

 

  • Enfin, nous avons la grande chance d’accueillir à nouveau Geshe Damdoul en ligne du 12 au 14 novembre, cette fois pour enseigner sur le soutra du cœur. Guéshéla est un enseignant extraordinaire et l’entendre enseigner sur ce texte fondamental est un événement à ne pas manquer:

https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/587-le-soutra-du-coeur



Arnaud



 

Le point sur la protection contre les abus et maltraitances, avec Virginie C.

 

Virginie Cornet-Butcher est "Référente Protection" au Centre. Elle a été interrogée par Franck sur son rôle dans la démarche de Protection contre les Abus et Maltraitances, mise en place par la FPMT dont le Centre Kalachakra est affilié. 

 

virginie- Virginie, en plus de tes activités d'instructrice au Centre Kalachakra, tu es également Référente Protection. Peux-tu expliquer ton rôle ?

Avant de répondre à ta question, j’aimerais situer le contexte dans lequel s’inscrit cette démarche de Protection contre les Abus et Maltraitances. Le centre Kalachakra est un centre affilié à la FPMT (Fondation pour la Préservation de la Tradition Mahayaniste) dont la mission est la présentation et la diffusion du Bouddhisme Mahayaniste. Dans le cadre de sa mission, la FPMT s’engage à « créer des environnements harmonieux et à aider tous les êtres à développer leur potentiel de sagesse et de compassion infinie. » Cet engagement s’accompagne aujourd’hui d’une démarche de Protection contre les Abus et Maltraitances. Cette protection s’applique à ceux qui travaillent pour le centre, personnel et bénévoles, et à tous ceux qui participent aux ateliers, suivent des enseignements ou font des retraites. Notre devoir est d’assurer leur bien-être et de les protéger des abus. 

Vénérable Elisabeth, Directrice du Centre et moi-même sommes personnes référentes pour la Protection contre les Abus et Maltraitances. Quel est notre rôle dans cette démarche ? Nous sommes les personnes à contacter en cas d’allégations ou de soupçons de maltraitance ou de comportement inapproprié. Le rôle de référent(e) consiste à veiller à ce que les procédures garantes de la protection des personnes en danger soient mises en place pour traiter le problème, assurer sa sécurité et à ce qu’un soutien en continu soit offert à toutes les personnes concernées par la maltraitance suspectée ou confirmée. Il s’agit de mettre en œuvre les actions appropriées en suivant des étapes claires menant à une solution. 

- Qu'entends-tu précisément par "abus" ?

Un abus est une violation des droits humains et civils d’une personne par une autre personne ou un groupe de personnes. Il peut s’agir d’un épisode unique ou répété. Au-delà de faire du mal à quelqu’un, c’est négliger ses besoins fondamentaux. Un abus implique généralement un déséquilibre de pouvoir ou de statut entre les individus concernés.

Il existe différents types d’abus et maltraitance : physique (bousculade), psychologique et émotionnel (violence verbale, harcèlement, critique, humiliation, intimidation), financière (pression en rapport avec les biens), sexuelle (forcer une personne à prendre part à toute forme d’activité sexuelle sans son consentement éclairé), discriminatoire (remarque ou commentaire raciste ou sexiste), abus d’autorité ou de pouvoir spirituel (tous les abus énumérés ci-dessus exercés dans le cadre de relations de pouvoir). 

- Que doit faire une personne du Centre (étudiant, bénévole, employé, instructeur...) se sentant concernée par le sujet, si par exemple elle a une question ou si elle se sent victime d'un abus ?

Remplir son devoir d’alerte en nous contactant à ou si elle préfère, en partageant sa préoccupation avec une personne qui travaille pour le centre. En effet, toute personne impliquée dans les activités du centre, enseignant(e), coordinateur(trice), traducteur, bénévole, ou membre du personnel, a reçu une formation sur la prévention et la protection contre les abus et maltraitances. En tant que référentes, Vénérable Elisabeth et moi-même serons informées par cette personne de la situation et nous nous assurerons du respect et du suivi des directives mises en place par la FPMT. Les actions ultérieures à engager seront définies et les informations seront partagées auprès des organes appropriés de manière anonyme dans la mesure du possible. Toute allégation sera soumise à une investigation et des mesures pourront être prises en réponse à une violation de la charte éthique du centre. 

La protection contre les abus et maltraitances est la responsabilité de tous. Ne rien faire n’est pas une option. Si nous savons qu’une personne est en danger, veillons à ce que nos préoccupations soient correctement enregistrées. Dans un futur proche, les modalités d’accès aux informations pertinentes, y compris les protocoles et procédures de signalement adéquats, ainsi que les personnes à contacter, seront affichées sur le panneau d’affichage de nos centres.