Rencontre avec Isabelle Sherpa

 

Isabelle Sherpa est la nièce de Lama Zopa Rimpoché. Elle guidera une retraite pour harmoniser le corps et l’esprit cet été,  ainsi que trois séances d’introduction le samedi matin d’ici là.

- Comment t’es-tu retrouvée impliquée au centre ?2018.01.17 Paris Isabelle 021

- Ma connaissance du centre remonte à 2001, lors d’une visite de Rimpoché [Lama Zopa Rimpoché] pendant laquelle il avait enseigné à la pagode de Vincennes. J’étais venue de province pour suivre les enseignements. Alors que j’étais en transit, je me souviens que quelqu’un m’avait prêté les clés du centre pour que je puisse m’y reposer. C’est la première fois que j’y allais.

Depuis 2010, je suis installée à Paris et je donne des cours de yoga Kundalini et de Yin yoga. J’ai une petite fille de 14 mois qui s’appelle Alba Dolma. C’est Rimpoché qui a donné son nom à ma fille. Son arrivée a beaucoup changé ma vie d’un point de vue professionnel. Avant, j’avais une vie à cent à l’heure. Lorsque je suis tombée enceinte j’ai décidé de changer mes priorités, et j’ai réorienté mon métier de coach d’entreprise et d’enseignante de yoga, pour aider en priorité les jeunes mères à retrouver un meilleur équilibre dans leur vie. Je suis convaincue que plus on est épanouie personnellement, plus on l’est dans son travail ou dans sa relation avec les autres.

En 2017, j’ai participé à la retraite de 100 millions de mani à Pomaya [lieu de l’institut Lama Tsongkhapa, un important centre FPMT en Italie]. Je me rappelle avoir échangé avec Vénérable Élisabeth au sujet du yoga. Je partais alors en Inde pour m’y former, et elle m’a parlé d’une forme de yoga tibétain. C’est de là qu’est venue l’idée de proposer une retraite cet été. 

- Et le lien avec Rimpoché ?

- J’ai un lien de famille avec Lama Zopa Rimpoché puisque mon père est son cousin. Il a été recueilli par les parents de Rimpoché, et ils se considèrent comme frères. J’ai donc grandi avec cette ouverture sur le monde bouddhiste grâce à mon père. Quand j’étais petite, mes vacances consistaient à aller voir le Dalaï-Lama (rires). Je me souviens aussi d’un séjour à Vajra Yogini et Nalanda avec Lama Zopa Rimpoché et Osel [la réincarnation de Lama Yeshe], qui était tout jeune à l’époque. Adulte, ma façon de me relier à la spiritualité s’est davantage faite autour du yoga. Et à partir du yoga, je suis revenue au bouddhisme.

- Que vas-tu proposer au centre ?

- J’ai la grande joie de proposer une retraite au centre de Saint Cosme cet été [du 22 au 26 juillet]. Cela va être une retraite de Kundalini et de Yin yoga. D’ici-là, pour faire connaissance avec les étudiants du centre et les préparer, je vais animer trois ateliers de deux heures les samedis 3 avril, 22 mai, et 12 juin de 10h à 12h. Ils suivent une progression, mais ils peuvent aussi se pratiquer de manière indépendante. J’ai hâte de revenir au centre et de rencontrer le groupe.

Notre programme pour le printemps et l’été

 

Nous vous avons préparé un beau programme pour le printemps et l’été de 2021, en plus des activités habituelles, sur place et en ligne :

  • Andy Wistreich enseignera sur le tantra de Kalachakra du 5 au 7 mars, sur la base de la transmission orale de Manjushri Yasas, à l’attention de ceux ayant reçu une initiation de Kalachakra ;
  • Geshe Dakpa enseignera sur la pratique de la sadhana de Vajrasattva à ceux qui ont reçu l’initiation de la déité, et Vénérable Denyeu (Elio) expliquera pourquoi et comment pratiquer une sadhana sur la base de la pratique du Bouddha de la médecine, pour ceux qui n’ont pas encore reçu d’initiation ;
  • Vénérable Amy Miller est une enseignante de la FPMT connue mondialement pour sa capacité à rendre les enseignements bouddhistes pratiques et utilisables dans notre vie quotidienne. Elle montrera comment faire face à l’anxiété et à la dépression du 9 au 11 avril ;
  • François Schick proposera un nouveau cycle pour approfondir la méditation durant quatre samedis matins en mars. Un accent sera mis sur la détente, la stabilité et la clarté ;
  • François guidera aussi des journées de méditation sur la voie. Une aide à la pratique en lien avec l’enseignement DB. Ce sera aussi l’occasion d’une mini-retraite à Paris pour approfondir la méditation analytique, ouverte à tous ;
  • un rendez-vous mensuel autour de l’environnement est organisé les 8 mars, 5 avril, 3 mai et 7 juin pour faire suite au programme “Prendre soin de notre planète”. Il inclura de la méditation, la mise en avant d’initiatives prometteuses pour lutter contre la crise environnementale et un point d’étape du projet d’éco-lieu qui se met en place au centre de retraite ;
  • Virginie Cornet-Butcher proposera deux nouveaux programmes inspirés de la branche laïque de la FPMT ("Foundation for the Development of Compassion and Wisdom”) : Soigner nos émotions le 24 avril et Changeons nos habitudes le 19 juin.

De nombreuses retraites sont aussi prévues, notamment : 

  • une retraite du 4 au 12 juin centrée sur l’expérience de la pratique tantrique, sur la base de Tara verte, guidée par Paula Chichester, une enseignante et pratiquante reconnue ;
  • une retraite du 2 au 11 juillet sur les 16 caractéristiques des 4 nobles vérités avec Vénérable Olivier ;
  • une retraite du 13 au 19 août sur la partie consacrée à la vue supérieure du lamrim (vacuité et interdépendance) avec Geshe Dakpa.


Nous sommes en train de finaliser des triptyques reprenant à la fois le programme du centre parisien et celui du centre de retraite, mais vous pouvez d’ores et déjà accéder aux calendriers mensuels ici, et tout est en ligne sur le site du centre à cette adresse.

Retour sur notre dernière retraite “La voie graduée vers l’Éveil” (lamrim)

"Bien sûr, il est possible d’étudier la philosophie bouddhique dans les universités de divers pays, mais sans cette notion de retraite, sans cette notion de mise en pratique. Ces deux choses – l’étude et la pratique – sont cruciales pour familiariser l’esprit avec la voie vers l’éveil. L’étude et la pratique donnent le véritable goût de ce qu’est le Dharma du Bouddha."    Lama Zopa Rinpoché sur les retraites de lamrim.          

                                                               

Une dizaine de personnes ont participé à la retraite de « lamrim » en fin d’année autour du vénérable Gyaltsen. Certains ont souhaité partager leurs expériences avec nous.

“On est entre de bonnes mains avec le vénérable Gyaltsen. On peaufine aussi notre compréhension du bouddhisme et des raisons pour lesquelles nous suivons cette pratique spirituelle. Tout cela renforce notre détermination et notre confiance dans le choix que l'on a fait pour cette vie.” Marie

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“Dès le matin, les temps de purification, avec notamment les prosternations des 35 Bouddhas et la pratique de Vajrasattva, permettent d’alléger l’esprit et de le rendre plus disponible pour les instructions et les méditations. Vénérable Gyaltsen nous a guidé avec simplicité, profondeur et une chaleureuse présence, depuis les méditations sur le Maître bienveillant jusqu'à celles sur la vacuité. Pour nous permettre de rassembler les mérites nécessaires afin de lever les obstacles, qui ne manquent pas de se présenter pendant une retraite, nous avons pris les préceptes chaque jour, ou réalisé certaines pratiques pour ceux qui ne pouvaient pas. Et pour recevoir les bénédictions du Maître, nous avons pratiqué quatre sessions quotidiennes du Guru Yoga de Lama Tsongkhapa. Ainsi, nous avons été portés par la Lignée de transmission. Le silence pendant la retraite a aidé à garder le lien avec les méditations entre les sessions, et la parole a pu jaillir pendant le temps quotidien d’échanges et questions/réponses. Ce fut une belle expérience de groupe, très bénéfique pour nourrir la pratique de chacun.” Patrick

“Cela faisait un an que je n’étais pas allée au centre de retraite Kalachakra de Saint Cosmes en Vairais. La silhouette de la ferme percheronne qu’on aperçoit depuis la route m’a semblé familière, et son chemin de terre a semblé me ramener chez moi. C’était une retraite de méditation analytique dont je connaissais l’exercice. J’en connaissais le rythme et la difficulté, mais je n’étais pas inquiète car le vénérable Gyaltsen est un excellent guide. Je savais que sous sa direction, les huit heures de méditations quotidiennes se passeraient bien. Je suis arrivée à 9h30 au centre et à 10h j’étais dans le temple pour la première séance de méditation. Durant les deux heures de méditation, on a calmé son esprit et essayé de générer une bonne motivation pour la retraite. Après le déjeuner, on a rompu le silence jusqu’à 21h. On a pris des nouvelles des uns et des autres, car avec le confinement, cela faisait longtemps qu’on ne se voyait plus. Les séances de méditation se sont enchaînées, les étapes progressives se sont déroulées, l’esprit est devenu moins rebelle parfois, les séances se suivant et ne se ressemblant pas. Après le déjeuner, les temps de questions-réponses avec vénérable Gyaltsen ont été des moments très enrichissants d'échange. Mon travail ne m’a pas permis de rester jusqu’à la fin de la retraite, j’ai été obligée de partir avant les autres. Je suis heureuse d’avoir pu faire ces six jours, je repars rechargée et prête à vivre 2021 !” Virginie B


“J'ai décidé de terminer l'année 2020 et de commencer la nouvelle année sous les meilleurs auspices en faisant une retraite à l'occasion du Nouvel an, pour faire le point sur l'année écoulée. Faire une retraite de fin d'année est une occasion de passer le réveillon de la Saint-Sylvestre autrement, tourné vers la méditation et le ressourcement spirituel. Une retraite est un booster d'énergie, une occasion de prendre de nouvelles habitudes positives, et un temps de pause à l'écart de tout ce qui fait notre quotidien, nous permettant ainsi de nous recentrer sur ce qui compte vraiment pour nous. J'ai fait une retraite Nyoung Né, suivie par une retraite de lamrim. Je pense que c'était une bonne idée de commencer par une pratique de purification avant de méditer sur les différentes étapes de la voie, car cela m'a permis de clarifier l'esprit, ce qui aide à le familiariser plus aisément avec la voie vers l’éveil. De plus, j'apprécie toujours autant de passer du temps à Saint Cosme qui est un lieu paisible, propice à l'intériorité et à la pratique." Aude


Mes Découvertes du Bouddhisme, par Franck



C’est bien connu, chacun a son propre chemin spirituel. Celui-ci évolue en fonction de divers paramètres parmi lesquels les expériences, la motivation ou les capacités. Cela ne surprendra personne, mon chemin semble résolument ancré dans le bouddhisme ! Il s’agrémente pourtant de plusieurs facettes assez distinctes qui s’avèrent complémentaires. Un peu comme une recette de cuisine dans laquelle on incorpore plusieurs ingrédients pour aboutir (ou pas !) à un mets exquis aux essences subtiles.

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Tout d’abord, il y a ce que j’appelle mon enseignement de cœur : l’établissement de l’attention (ou pleine présence) développé dans le Satipatthana Soutra. Il a profondément transformé ma vie. Je l’ai découvert alors que j’étais à peine adolescent, puis il semble que j’ai préféré l’oublier pendant un laps de temps. Un laps de temps qui va durer... près d’une trentaine d’années. Une période vraisemblablement nécessaire pour accumuler des expériences, beaucoup d’expériences…

Tout se remet en place à l’âge de 43 ans (il y a quatre ans). Et alors, tout va très vite. Une aspiration énorme, une énergie monumentale se mettent en branle. L’enseignement d'un centre bouddhique Dzogchen vient à moi pendant deux ans durant lesquels j’ai la chance de rencontrer mon premier maître spirituel. Il va semer des graines en moi qui commencent à peine à germer aujourd’hui. Puis certaines circonstances me font alors légèrement bifurquer vers l’école Guelougpa. J’y découvre une approche nouvelle, particulièrement axée sur l’échange et le débat, ce qui est inédit pour moi. En attendant le démarrage d’un nouveau Peba, je prends donc en cours le cursus DB du centre Kalachakra et je découvre le lamrim en compagnie des bien-aimés étudiants et instructeurs, ainsi que de toutes les vénérables et très respectées sommités du centre. 

Me voilà empreint de trois enseignements complémentaires qui stimulent la Bodhicitta et qui me font avancer à grands pas sur cet inestimable chemin.

Par ailleurs, mes nombreuses lectures au sujet d’autres spiritualités pures me permettent de mieux comprendre l’enseignement privilégié que j’ai choisi et auprès duquel j’ai souhaité prendre refuge. Cela m’apprend beaucoup de découvrir certains enseignements ésotériques en lien avec les religions hindouiste, catholique, juive (la Kabbale), musulmane (le soufisme) ou même avec certaines forces de la nature. Je crois constater que toutes convergent vers un but commun, même si leurs modalités pour y parvenir sont différentes.

C’est formidable de suivre les sessions très vivantes de François, qui anime avec humilité le programme DB (quel puits de sciences… de l’esprit !) C’est aussi très inspirant d’être entouré d’étudiants si motivés et enthousiastes.

Franck

Une retraite individuelle dans notre centre de Saint Cosme

Virginie CB

 

Virginie Cornet-Butcher est enseignante du centre Kalachakra. Elle  partage avec nous l’expérience de ses dix jours de retraite en groupe, suivis d’une retraite individuelle.


“Le mois que je viens de passer à Saint Cosme pour une retraite de lamrim a été pour moi très intense et fort apaisant. Les différents thèmes de méditation, la façon dont ils étaient guidés par Vénérable Gyaltsen, les personnes présentes ainsi que le lieu sont autant de causes et de conditions qui ont participé à la richesse de cette expérience. Je me sens pleine de gratitude pour tous ceux qui rendent possibles ces moments de pause méditative. Je pense aux généreux donateurs, à Vénérable Élisabeth, à tous les bénévoles et aux personnes qui nous accueillent, organisent l'intendance et veillent à l'entretien, sans oublier la nouvelle cuisinière Anna qui ravit nos papilles. Le parc, dont la beauté s'accroît d'année en année, la présence du stupa et l'ambiance bienveillante qui règne dans ce centre ont aussi contribué, j'en suis sûre, au bien-être que j'ai pu ressentir tout au long de mon séjour.”