Kalachakra Info
Mars/avril 2026
Paroles de Maîtres, Lama Zopa Rinpoché
"Changez votre manière de percevoir les autres"
Lors d'une conversation téléphonique en 2006 avec une étudiante, Rinpoché avait donné ces conseils sur la manière de résoudre les conflits entre disciples d'un même maitre et se libérer des rancœurs passées et présentes : en transformant son esprit (traduction et arrangements par Franck).
“Il a dû se passer certaines choses entre vous et elle, par le passé [dans cette vie ou dans une vie antérieure], et je souhaite à présent que vous changiez votre regard sur elle, et que vous développiez vis-à-vis d’elle une relation harmonieuse. Avec un cœur ouvert, transformez votre ancienne vue en la considérant désormais comme un des pores du maitre.
L’expression “pores du maitre” se réfère à la manière de considérer chaque personne reliée au maitre comme une part intégrale et indivisible du maitre. Voir ainsi permet de développer un respect identique, qu’il s’agisse du maitre ou d’une de ses parties. Si vous faites comme cela, la personne finira elle aussi par changer le regard qu’elle avait sur vous ; elle ne vous verra plus comme auparavant, et le problème disparaitra de lui même.
À l’avenir, donc, quand il y a des différences d’opinion, il est bien sûr acceptable de présenter ses idées, et ainsi d’offrir de nombreuses manières de voir les choses. Mais faites cela avec un cœur ouvert et aimant, avec une considération sincère pour la personne en face, ainsi que le souhait d’aider, tout cela sans développer de contrariété. Regardez-la toujours avec un cœur ouvert, comme un des pores du maitre. Ainsi, il n’y aura plus aucun problème.
Faites ainsi avec toutes les personnes qui vous contrarient. Rappelez-vous qu’elles ont été très douces avec vous par le passé [car chacune a été votre mère dans une vie antérieure]. Elles vous ont beaucoup aidée. Grâce à elles, vous avez pu expérimenter les effets et épuiser beaucoup de karma négatif.
Ainsi, regardez toutes ces personnes comme un des pores du gourou. Avec un cœur ouvert, présentez vos excuses pour toute difficulté du passé, et remerciez-les pour leur gentillesse à votre égard. Et ainsi, en transformant votre manière de les percevoir, vous leur permettez aussi de faire de même."
Le billet de la directrice
"Pratiquer le dharma dans un monde en tumulte, c'est le défi ultime"
"Chers amis,
On imagine souvent la pratique du dharma comme une retraite silencieuse, au sommet d'une montagne, alors que la réalité nous demande de rester zen dans les bouchons ou de gérer une boîte d’e-mails qui déborde ! Mais en fait, pratiquer le dharma dans un monde en tumulte, c'est le défi ultime.
La bonne nouvelle, c'est que le tumulte n'est pas l'ennemi de la pratique, il en est le terrain d'entraînement. Pratiquer dans l’agitation du monde, c'est comme soulever des poids plus lourds : on gagne en muscles spirituels bien plus vite. Le tumulte du monde est un miroir. Si quelqu'un nous irrite, c'est une opportunité d'observer l’attachement à notre ego ou à notre confort. Il faut accepter que le monde soit imparfait et impermanent, et choisir d'y répondre par la clarté plutôt que par la confusion.
Essayons de créer un refuge chez soi : un simple coussin, une image inspirante suffisent. Ce lieu devient notre ancrage, un rappel visuel que notre intention dépasse l’agitation extérieure.
Le sage dit que le calme n’est pas l'absence de bruit, mais la présence de la paix au sein même du bruit."
Élisabeth
Puja de longue vie à Sa Sainteté : un témoignage captivant
"Sa Sainteté était juste devant moi - c'était comme un rêve"
Découvrez un très beau témoignage issu d'une étudiante du Tara Institude (TI) à Melbourne (Australie). La veille de Noël 2025, une puja de longue vie était offerte au Dalaï-Lama au monastère de Drepung à Mundgod (Inde), hôte cette année des fameux Débats d'hiver annuels, ces débats académiques qui font la spécificité de la lignée guelougpa. Alors que plusieurs milliers de personnes étaient présentes, Cynthia Karena partage les détails de l'évènement ainsi que ses impressions ressenties, d'autant plus fortes qu'elle a la chance de recevoir une bénédiction personnelle de Sa Sainteté (traduction et adaptation par Franck). k).
“Il ne s’agissait que d’un événement d’une journée — une pūjā de longue vie — mais notre groupe de cinq personnes, incluant notre cher enseignant Vén. Guéshé Doga n’a pas hésité à effectuer les huit heures de voyage sur les routes indiennes pour voir Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
Nous sommes restés quelques jours, et la veille de la pūjā nous avons eu la chance de recevoir une bénédiction personnelle de Sa Sainteté, en compagnie d’environ 300 autres personnes, parmi lesquelles des Mongols, des Chinois et des habitants de diverses républiques russes. Un numéro de groupe nous a été attribué pour nous cinq, puis après un contrôle de sécurité, nous avons été conduits dans une zone d’attente. Chacun de nous a eu un moment bien trop bref avec lui, mais cela nous a profondément marqués.
« Le responsable tibétain a appelé les Australiens à rejoindre la file pour voir Sa Sainteté. Cela semblait beaucoup l’amuser », raconte Damien Busby, ancien directeur du Tara Institute. « Nous avons été rapidement guidés devant Sa Sainteté, mais lever les yeux vers son visage, sentir sa main se poser sur les miennes et le contact de sa main sur ma tête furent un véritable moment de rencontre. Le sentiment immédiat fut simplement la joie. »
« Il y avait beaucoup d’excitation et d’attente avant la bénédiction, j’étais donc un peu nerveuse », confie Mary-Lou Considine, membre de longue date du groupe de publication du Tara Institute (qui publie des livres et des enseignements hebdomadaires). « À mesure que la file avançait, j’ai suivi les instructions des organisateurs : lever les yeux et avancer rapidement. Lorsque j’ai levé les yeux, Sa Sainteté était juste devant moi — c’était comme un rêve. Puis ce fut terminé. En regardant nos photos plus tard, tout le monde semblait rayonner. Je me suis sentie bénie et profondément reconnaissante que mon lien avec Guéshé Doga et le Tara Institute m’ait menée à cet instant. »
Le lendemain eut lieu la pūjā de longue vie. À l’arrivée de Sa Sainteté en voiturette de golf, les cors retentirent et les moines entonnèrent le Migtsema (la louange à Je Tsongkhapa). « Des milliers de Tibétains s’étaient serrés dans la vaste cour devant la gompa — de nombreuses familles étaient manifestement arrivées tôt, assises patiemment sur les dalles froides, des couvertures de pique-nique ou des chaises de camping », raconte Mary-Lou. Bien que la plupart du groupe fût assis à l’arrière, l’énergie était palpable.
« Toutes les couleurs, les sons et les impressions de la pūjā de longue vie pour Sa Sainteté ont immédiatement transporté mon esprit dans une autre manière de penser », explique Jenny Molloy, organisatrice de longue date du programme Geshe Care et enseignante du Dharma Club pour enfants. « Ce qui m’a le plus marquée, c’est la fin de la cérémonie, lorsque Sa Sainteté a quitté le temple et que les prières officielles étaient terminées. Derrière moi, dans la foule, les Tibétains ont entamé des prières pour Sa Sainteté. À mesure qu'elles se répétaient, leur chant gagnait en puissance. La vague sonore se prolongeait, et le son de la dévotion s’est élevé dans mon cœur. »
À la fin de la pūjā, alors que la foule se dispersait, j’ai aperçu l’oracle de Nechung ainsi que Son Éminence Ling Rinpoché en compagnie de la sœur de Sa Sainteté. En quittant les lieux, le Dalaï-Lama a souri et salué de la main les centaines de personnes alignées le long de la route. Nous avons également eu la chance d’avoir une audience avec Son Éminence Ling Rinpoché, qui a pris le temps d’échanger avec Guéshé Doga.
Ainsi, ce qui devait être un seul événement s’est transformé en trois moments merveilleux : la bénédiction personnelle de Sa Sainteté, la pūjā de longue vie, et le temps passé avec Son Éminence Ling Rinpoché. Les huit heures de route du retour vers Sera nous ont semblé passer en un éclair.”
Big Love - Morceaux choisis #50
La statue de Tara (2e partie)
Chaque mois, nous vous proposons un extrait en français de "Big Love", la fameuse biographie de Lama Yéshé (Traduction par Michelle).
L'extrait suivant évoque la finalisation de la création de la statue de Tara, avec qui "Lama" avait une relation privilégiée.
"
Un après-midi de la fin avril, alors que la peinture de la statue était terminée, Lama demanda à Connie de le rejoindre dans la gompa pour qu’il puisse lui montrer précisément où placer les différents joyaux sur la couronne, le collier, les bracelets, etc. de Tara. Le jour de la rencontre cependant, Connie se retrouva pliée en deux avec des douleurs abdominales intenses. Incapable de quoi que ce soit et en grande détresse, elle fut conduite d’urgence à Shanta Bawan Hospital où on lui diagnostiqua une appendicite. On l’opéra le soir même en urgence mais selon ses amis, elle était presque mourante quand on la ramena dans sa chambre après l’opération, et elle eut des convulsions. « Tout ce dont je me souviens c’est d’une longue série de rêves et d’hallucinations dans lesquels apparaissaient différentes personnes de Kopan, des moines et nonnes et surtout Lama Yéshé. Je ressentais dans mon cœur que Lama était là avec moi. Il m’avait fait parvenir un message me disant de visualiser qu’une puissante lumière dorée entrait dans mon ventre, guérissant tout ce qui n’allait pas, se rappelle Connie. Parfois cette image envahissait mes hallucinations toute la nuit durant. Je ne doute pas une seconde que Lama m’ait sauvé la vie. » Lama l’avait inondée de cadeaux, dont une photo de lui lors du quatrième cours de Kopan avec au dos une inscription de sa main imprévisible : « Plein d’amour, Lama Yéshé, à bientôt dans l’espace. »
Pendant ce temps, Lama supervisait la construction du bassin triangulaire qui réfléchirait la statue. Une semaine plus tard, on programmait la consécration de la statue de Tara avec une série de poudjas spéciales auxquelles participèrent de nombreux dignitaires et amis personnels de Lama Yéshé qui apportèrent des montagnes d’offrandes. Connie avait eu la responsabilité de peindre la couronne, les robes et le siège de lotus sur laquelle Tara était assise, mais Lama Zopa Rinpoché s’était chargé de peindre les détails raffinés des traits du visage, notamment les yeux. Rinpoché eut vraiment cette capacité incroyable de donner vie à Tara quand il « ouvrit les yeux » de la statue. C’était l’étape finale de la consécration durant laquelle on invitait Tara à venir résider dans la statue.
« Une semaine après mon opération, je quittai l’hôpital et pris un taxi pour Kopan, se souvient Connie. Je fus en mesure de suivre la poudja principale qui dura des heures. Au cours d’une pause autour de minuit, on demanda à tout le monde de quitter le hall de méditation mais tandis que je suivais le mouvement vers la sortie avec les autres, Lama me dit d’aller me laver les mains et les pieds, et de revenir rapidement dans la gompa. Lama, Rinpoché, Lama Pasang, Lama Lhundroup, Tenzin Norbou Rinpoché, Guélek Gyatso Rinpoché, Yantsi Rinpoché et moi-même étions seuls dans la gompa. On ferma les portes et je restai assise à les regarder remplir la statue de toutes sortes d’objets sacrés, prières et mantras écrits sur de longues bandes de papier étroitement enroulées. J’étais pleine de points de suture et j’avais l’impression bizarre que c’était mon propre intérieur qu’on remplissait ainsi. Quand ce fut fini, les autres revinrent et la poudja continua toute la nuit durant.
Le matin suivant, avec deux moines qui portaient Tara sur leurs épaules, Lama et Rinpoché menèrent chacun dans une joyeuse procession tout autour de la colline de Kopan. Lama portait une couronne de cérémonie des cinq familles de Bouddha et nous nous arrêtions à divers endroits pour chanter et faire des prières. Lama expliqua à tout le monde que nous promenions Tara autour de sa nouvelle maison. Ensuite, on l’y installa face à la gompa. J’ai toujours considéré qu’elle surveillait et protégeait Kopan de là où elle était. » Plus de quarante ans après, elle est toujours là à regarder et protéger."
Mars au centre Kalachakra
Retrouvez ci-dessous le tableau des activités du mois de mars,
puis les suggestions d'Arnaud concernant les évènements marquants.
En mars au centre Kalachakra
Voici les évènements exceptionnels à ne pas manquer en mars 2026 au centre Kalachakra (en dehors des programmes d'études).
Ce mois-ci, nous démarrons deux nouveaux programmes qui méritent toute votre attention :
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Guéshé Dakpa va enseigner à partir du 8 mars un programme intitulé “La foi et la raison”. C'est l'occasion d'étudier une partie des “Stances de la voie du milieu”, le texte fondamental du maitre Nagarjuna sur la vacuité. Il s'agira de se centrer sur trois chapitres que Sa Sainteté le Dalaï-Lama a commentés à plusieurs occasions, en lien avec « Les trois principaux aspects de la voie » de Lama Tsongkhapa. Un des enseignements a été transcrit sous le titre « La foi fondée sur la raison » qui servira de référence. Ce programme fait partie du programme d'études approfondies du centre, et demande d'avoir déjà des bases ainsi qu’une première notion de la vacuité, qu'il permettra d'approfondir.
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Virginie CB et Isabelle présenteront “Un cœur attentif” à partir du lundi 9 mars à un rythme d'à peu près une fois par semaine. Il s'agit d'un nouveau programme de la Fondation pour le développement de la compassion et de la sagesse (FDCW) pour amener la sagesse bouddhiste dans notre quotidien. Chaque semaine, à travers un court enseignement, des méditations et des échanges, il s'agira de travailler à se libérer des schémas de pensée et des comportements destructeurs, ainsi qu’à développer des relations plus harmonieuses aux autres.
Parmi les autres événements exceptionnels :
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Le 3 mars, c'est le Jour des miracles, la fin d'une période de 15 jours particulièrement auspicieux pour la pratique, et un jour où les mérites sont démultipliés. Nous nous retrouvons pour pratiquer ensemble le Gourou yoga du Bouddha Shakyamuni.
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Les jeunes ont la parole le 14 mars au matin, pour partager sur leur pratique spirituelle.
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À partir du 16 mars, chaque lundi Vén. Gyaltsen guide une méditation sur la compassion et la récitation du Soutra de la lumière dorée, une pratique que Lama Zopa Rinpoché avait recommandée pour la paix dans le monde.
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Le 22 mars, nous accueillons un grand maitre, Kyabjé Sharpa Cheujé Rinpoché Ngawang Jordèn qui devrait devenir le futur Ganden tripa. Il enseignera sur les deux chemins pour développer Bodhicitta.
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Les 28 et 29 mars, Vén. Péma guide un week-end de pratique du mandala de l'esprit de Kalachakra, pour les personnes initiées dans cette pratique des hauts tantras.
Il y a aussi trois formidables retraites ce mois-ci :
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Une retraite de Vipassana du 28 février au 8 mars…
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Suivie de quelques jours de retraite de Mahamoudra jusqu'au 10 mars.
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Du 27 au 29 mars, une retraite avec Vénérable Denyeu (Elio) combinant la réalisation de tsa-tsas (des petites statuettes) de Vajrasattva et la pratique de purification associée à cette déité. Ce sera une occasion extraordinaire de générer des mérites et de purifier le karma négatif tout en décorant le centre de retraite.
Rencontre avec Nathan
À 28 ans, Nathan suit régulièrement des retraites, et il aide de manière bénévole à Saint Cosme. Propos recueillis par Arnaud.
Comment t'es-tu retrouvé impliqué au centre Kalachakra ?
"La cause la plus directe est la rencontre de François, Magali et Marie Christine quand j'étais volontaire à Nalanda pendant le Monlam 2025. Ce sont eux qui m'ont parlé du centre de retraite à Saint Cosme.
Je dois la rencontre avec le bouddhisme à mon grand frère Lucas, d’un an mon aîné et dont je suis très proche. Il est allé au Népal et en Inde pour rencontrer le bouddhisme et quand il en est rentré on en a parlé pendant des jours et des nuits. Avant ça, j'avais bien lu quelques livres de Matthieu Ricard et j'avais vaguement entendu parler du Dalaï-Lama, mais c'était seulement un intérêt intellectuel.
Dans mon parcours professionnel, j'ai fait une formation de préparateur mental des sportifs. J’y ai trouvé des méthodes similaires aux pratiques bouddhistes telle que la méditation, car se préparer psychologiquement à la compétition est une forme d'entrainement de l’esprit. Bien sûr l'objectif n'est pas l'éveil [rires] !
Je dois aussi mentionner mes parents qui m'ont donné une grande ouverture d'esprit en me laissant aller où je m'intéressais de manière très libre. À un moment j'ai voulu aller voir par moi-même et j'ai cherché où faire une retraite d’enseignements. Je suis d'abord tombé sur le centre Kagyu de Bodhicharya à Lusse dans les Vosges. J'y ai fait une retraite d'une semaine sur les 37 pratiques du bodhisattva de Togme Zangpo. Ça a été le déclic. À partir de ce moment-là, j'ai décidé que mon quotidien serait teinté par le dharma et j'ai voulu en apprendre plus. J'ai ainsi fait plusieurs allers et retours entre ce centre et Lille où j'habite, et découvert les pratiques de Shiné, Lhagtong et rencontré aussi Ringu Tulku Rinpoché, grand maître du Mahamoudra.
Après ça j'ai fait un tour de France des monastères et des centres pendant plusieurs mois. Je suis allé à Dhagpo Kakyu Ling, Paldenshangpa, Lerab Ling, etc. J'en ai aussi profité pour voyager dans les plus beaux paysages de France. Mon chemin m’a mené au monastère de Nalanda en octobre 2024. J'y ai rencontré Benjamin, le responsable des karmas yogas et il m'a proposé de revenir comme bénévole pour les célébrations de Losar et du Monlam en 2025.
Grâce à ça, j'ai rencontré plusieurs personnes du centre Kalachakra il y a un an. Je me souviens en particulier des discussions sur le dharma avec François dans la salle à manger de Nalanda. Du coup, après les 2 mois de volontariat, je suis passé par Saint Cosme, en mai, en remontant vers Lille. Evelyne m'a accueilli de manière très chaleureuse avec un grand sourire et je me suis engagé à revenir en juillet. J’y ai fait 3 semaines de bénévolat et 1 semaine de Mahamoudra avec Vénérable Sherab que j'avais rencontré à Nalanda. Ce mois a été l’occasion de me mettre au service des autres, et la retraite avec Vén. Shérab m’a convaincu définitivement : je ne me séparerai plus du dharma, du matin au soir.
Depuis, je me cherche un peu professionnellement, sans pression. Ayant laissé mon activité de préparateur mental, j’ai fait des petits jobs par ci par là pour financer mes retraites. J'ai aussi de plus en plus envie de transmettre. J'ai créé une association qui s'appelle Simplement Méditer. Je guide des exercices de pleine conscience et de méditation de manière bénévole 2 fois par semaine. J'ai envie de transmettre ce que j'ai eu la chance de rencontrer, de servir de pont vers le bouddhisme.
Est ce qu'il y a d'autres perspectives de bénévolat ?
J'ai prévu de revenir en juillet 2026. Même sans le programme je serai revenu, mais avec les retraites prévues c'est à moi de vous remercier. Ça va être incroyable !
Et les programmes d'étude ?
Je n'y suis jamais allé. Peut-être que j'associe ça à tort à l'école. Je suis plus pratique et je vais chercher dans l'étude, les livres, l'écoute d'enseignements, quand je sens que j’en ai besoin. Quand j'étais à Nalanda, j'ai rencontré une vénérable dont le maitre est Guéshé Damdoul. Elle m'a conseillé de suivre des enseignements avec lui. Je me suis inscrit et j'ai suivi quelques enseignements mais j'ai vite décroché. Le fait que ce soit en ligne n'a pas aidé. J'ai besoin de rencontres.
Comment tu vois la suite ?
Écoute, réflexion et méditation ! Poursuivre la pratique, poursuivre l'étude, sous toutes ses formes. C'est une évidence que je vais continuer. Après, je ne sais pas trop quelle forme ça va prendre. On verra déjà en juillet..."
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Le centre Kalachakra cherche à mieux répondre aux besoins et attentes des jeunes et est en train de réfléchir à adapter son programme, sa communication et ses tarifs dans ce sens. Si vous avez des questions, des idées ou des suggestions, n'hésitez pas à contacter Arnaud : spc@centre-kalachakra.net.
Séquence rétro : dans les archives du centre Kalachakra
Chaque mois, nous ressortons du grenier une ou plusieurs photos qui nous rappellent de beaux moments.
Lors de la très belle soirée du mercredi 18 février, le centre commémorait le nouvel an tibétain.
